Retour

Retour sur les premières années d’Axel. Informations et conseils pour les parents de jeunes enfants Prader-Willi

Résumé. Ce document n'a pas la prétention d'être exhaustif, il a été conçu pour répondre à vos premières interrogations. Pour sa réalisation, nous nous sommes inspirés des brochures et des dessins de l’UNAPEI. Ce document souhaite d’abord expliquer simplement certains enjeux essentiels de la tranche 0-6 ans.


1        Pour commencer. 2

1.1           Introduction. 2

1.2           Notre motivation. 3

1.3           Le syndrome, en bref 3

2        Les premières informations. 4

2.1           Découverte et explication du handicap. 4

2.2           Des difficultés mais, d’abord, des aptitudes. 4

2.3           Besoins Informations précises. 5

2.4           Besoin d'informations particulières et/ou approfondies ?. 5

2.5           Besoins Informations générales. 5

3        Vie quotidienne. 6

3.1           Avec votre entourage. 6

3.2           Avec la famille. 7

3.3           Avec les frères et sœurs. 7

3.4           Les vacances et loisirs. 7

4        Lieux d’éducation. 8

4.1           Des modes de garde et d'éveil 8

4.2           Les structures d’accueil 9

4.3           Le recours aux assistantes maternelles. 9

4.4           Les lieux d’éducation et d’accompagnement adaptés si besoin. 9

4.5           L’école maternelle. 10

4.6           L’aide parfois nécessaire. 10

5        Les services de socialisation. 11

5.1           Les équipes pluridisciplinaires. 11

5.2           Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) 12

5.3           Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) 12

5.4           Centre médico psycho-pédagogique. 12

5.5           Les professionnels travaillant en libéral (hors structure) 12

5.6           Les établissements de l'éducation spéciale. 13

6        Evaluation et orientation. 14

6.1           Rôle des commissions de l’éducation spéciale (Commissions MDPH) 14

6.2           Les aides pour anticiper et comprendre les propositions d’orientation. 15

6.3           Pour vous conseiller une école, un service spécialisé ou un établissement…... 15

6.4           Les orientations ultérieures. 15

7        Les droits et devoirs. 16

7.1           Les règles. 16

7.2           Les lois. 17

7.3           Conclusion. 17

8        Allocations et ressources. 18

8.1           Projet de compensation. 18

8.2           Les compléments d’allocation. 19

9        Soutien des parents. 20

9.1           Aides pour accepter le handicap. 20

9.2           Réaliser que vous n'êtes pas seuls. 21

9.3           Répondre à vos préoccupations quotidiennes. 21

9.4           Accompagner le développement de l’enfant 21

9.5           Association Prader Willi France. 21

10      Les sigles à connaître. 22




1    Pour commencer

1.1         Introduction

Depuis sa naissance, votre enfant n’est pas comme les autres. Le diagnostic est tombé, votre enfant a une maladie génétique rare appelée syndrome de Prader-Willi.  Il a, ou il aura, des besoins particuliers mais vous ne savez pas encore exactement ce que cela signifie pour lui et implique pour votre vie de parents.

 

  Vous trouverez, au fil des pages, des informations de différentes natures, des éléments d'explication sur les difficultés éventuelles de votre enfant, sur l'accompagnement adapté et diverses réponses éducatives existantes.

 

Nous souhaitons aussi vous proposer des conseils pratiques pour vous aider dans la recherche d'un mode de garde ou pour vous éclairer parmi les choix d'orientation possibles, pour connaître les premières démarches administratives à effectuer. Disposer de ces informations, le plus tôt possible, est important pour offrir rapidement à votre enfant l'éducation et l'accompagnement nécessaires à son développement.

 

Même s'il est difficile de prévoir l'évolution d'un enfant, quel qu'il soit, il est toujours possible d'agir sur un certain nombre de facteurs (milieu de vie, éducation, rééducation...) pour réunir les conditions lui permettant de grandir et de s'épanouir dans un environnement adapté à ses besoins.

 

Enfin, gardez toujours à l'esprit que, même si un grand nombre de structures, de services, de lieux à privilégier, de personnes " ressources " vous sont conseillés dans ce document, dans la réalité, en fonction des lieux et des volontés de chacun, il est possible que vous n'obteniez pas toujours satisfaction. Pour cette raison, nous nous sommes efforcés de vous indiquer plusieurs solutions possibles à chacune de vos attentes.

1.2         Notre motivation

Diagnostiqués de plus en plus tôt, les enfants atteints du syndrome de Prader-Willi, peuvent bénéficier en France d’une prise en charge rapide et d’un accompagnement spécifique. On observe donc des enfants faisant leur rentrée scolaire à la maternelle avec des soins bien adaptés, des parents bien informés et souvent, un traitement à l’hormone de croissance(1) ainsi qu’une alimentation stricte(2). Ces enfants présentent alors une taille, un poids et des aptitudes qui n’étaient pas toujours observés chez leurs aînés.

 

Nous vous invitons donc à partager ensemble les jeunes années de nos bambins afin d'en tirer les meilleurs enseignements.

 

(1) La prise d'hormone de croissance est décrite dans le livret

(2) L'alimentation stricte est décrite plus précisément dans le livret diététique de l'association

 

1.3         Le syndrome, en bref

Toute référence médicale est fortuite, ce sont bien nos expériences personnelles qui nous amènent aux constats et conclusions présentés dans ces pages.

 

Qu’est-ce que le syndrome de Prader-Willi ? En quelques mots, c’est une maladie rare, orpheline, donc mal connue. En l’absence de traitements et de médicaments, l’association participe à la définition de la meilleure prise en charge possible. Le syndrome a pour origine l’absence d’expression de gènes sur le chromosome 15. Il s’agit presque toujours d’un accident génétique. Cette mutation génétique atteint au hasard un enfant sur 20 000 à 25 000 naissances.

 

La maladie est complexe et ses expressions très variables. Elles peuvent concerner, à un moment ou à un autre de la vie, la régulation de toutes les fonctions vitales. En général, les personnes atteintes du syndrome de PW ont besoin de moins de calories que les autres en raison d’un déficit musculaire, or, elles n’éprouvent pas la sensation de satiété : elles ont tout le temps faim…

 

   On note généralement un retard de croissance en l’absence de traitement hormonal, elles ont des difficultés de régulation de la température du corps et ont une plus grande tolérance à la douleur, elles ont du mal à contrôler leurs émotions, à gérer le stress, un retard du développement sexuel peut se manifester, des difficultés d’apprentissage existent mais sont variables, enfin, une étude récente a mis en lumière des problèmes possibles de respiration et de sommeil.


2     Les prtitiemières informations

 

2.1         Découverte et explication du handicap

Les causes d'un handicap peuvent être accidentelles (avant ou après la naissance) ou constitutionnelles (malformation cérébrale, affection métabolique, aberration chromosomique,  maladie  génétique). Prader-Willi se distingue par une anomalie du chromosome X15.

2.2         Des difficultés mais, d’abord, des aptitudes

 Votre  enfant  connaît  les mêmes besoins que les autres, mais il est confronté à certaines difficultés qui sont la conséquence d'une ou de plusieurs déficiences. Il a des difficultés, plus ou moins importantes, de réflexion, de conceptualisation, de communication, de décisions, etc. Ainsi, il aura besoin, le plus tôt possible, d'un soutien et d'un accompagnement adapté pour l'aider à mieux communiquer avec vous ou avec les autres, exprimer ses envies, s'amuser avec ses camarades, s'éveiller et développer sa personnalité, aller à l'école, apprendre à lire et à compter.

2.3         Besoins Informations précises

 Vous ressentez peut-être le besoin d'obtenir des explications très précises sur le diagnostic qui vous a été annoncé et d'avoir des informations approfondies sur le handicap de votre enfant (les origines, les causes, les recherches en cours, les évolutions...). Dans ce cas, il faut rencontrer un généticien qui prendra le temps de bien préciser les aspects liés au syndrome de Prader-Willi. De notre côté, nous ne pouvons que vous renseigner, de manière simple, sur l'essentiel.

2.4         Besoin d'informations particulières et/ou approfondies ?

 Vous vous interrogez, les frères et sœurs de votre enfant s'interrogent, sur les risques de transmettre un handicap lors d'une prochaine grossesse ? Rencontrez un service hospitalier de consultation en génétique ! En règle générale, le syndrome Prader-Willi est un accident de la nature.

 

Vous souhaitez évaluer précisément les potentialités de votre enfant ! Les équipes des centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) ou les SESSAD peuvent vous aider.

 

Vous vous demandez comment va évoluer et se développer votre enfant ? Votre médecin peut vous informer, mais sachez qu'il ne pourra évoquer avec certitude ce que sera précisément son devenir. Beaucoup de vos questions resteront sans doute en suspens. 

2.5         Besoins Informations générales

 Vous souhaitez mieux appréhender l'ensemble des situations que vous avez ou aurez sans doute à vivre ? L’association Prader-Willi France est à votre écoute. Rencontrez des parents, la déléguée régionale PWF, allez aux rencontres avec les professionnels, organisées par l’association. Ils peuvent vous aider et vous faire profiter de leurs expériences. Un service de protection maternelle et infantile (PMI) proche de votre lieu d'habitation peut aussi vous orienter et vous faire rencontrer des personnes proches en mesure de vous renseigner



 

3    Vie quotidienne

3.1         Avec votre entourage

 Vous allez construire avec votre enfant un "projet de vie "qui va entraîner tout votre entourage à le découvrir, à le connaître, à l'aider... C'est certainement de vos attitudes que vont dépendre celles des autres. C'est à vous d'expliquer que votre enfant, même s'il a des difficultés, aime, comme les autres, les cadeaux, les réunions de familles, les fêtes... et que, même s'il ne comprend pas tout, sa vie affective n'en est pas moins riche.

 

Plus l’annonce est faite tôt à vos proches, moins elle posera de difficultés et mieux vous bénéficierez de leurs soutiens.

3.2          Avec la famille

On entend souvent dire que les grands-parents peuvent être d'un grand réconfort pour les parents. Ceux-ci, souhaitant vous aider, peuvent ne pas oser vous le proposer! Le dialogue revêt, bien entendu, une grande importance dans la relation au sein de la famille lorsqu'un enfant différent en fait partie.

3.3         Avec les frères et sœurs

 Toutes les familles s'accordent à dire que le plus difficile est sans doute de considérer ce nouvel enfant comme les autres. Tous les membres de la famille ont besoin de soins et d'attention, vous, surtout, en tant que mère ou père de cet enfant. Il est nécessaire de faire attention également autre membre de votre famille. Les frères et sœurs ont besoin d'avoir leur place et de ne pas voir leurs parents toujours accaparés par la petite sœur ou le petit frère Prader-Willi. Cela pour le bien et l’harmonie de toute la famille.

 

La possibilité que la situation soit mal acceptée par les frères et sœurs doit être traitée avec beaucoup de considération et d’attention. Une aide psychologique est toujours possible. La nouvelle situation familiale peut être expliquée aux enseignants afin qu’ils puissent mieux comprendre l’évolution possible des attitudes du frère ou de la sœur. Dans tous les cas, l’attente des enfants est en mesure :

 

·    De comprendre la situation

·    D’être rassurés et de ne pas se sentir coupable

·    D’être reconnus et de ne pas se sentir « sacrifiés »

·    D’être utile et de participer 

3.4         Les vacances et loisirs

 Donnez-vous le temps de "souffler ". C'est important pour vous comme pour votre enfant. Votre couple subit une épreuve, il faut donc parfois "se retrouver" pour rendre le couple encore plus fort. Chacun a sa propre conception des vacances... Dans son jeune âge, un enfant Prader-Willi ne nécessite pas forcément des besoins supplémentaires particuliers.

 

Des vacances standards conviennent généralement bien à nos enfants. Dans la tranche d'âge 0-6 ans, il est alors possible "d'oublier" le handicap pendant quelques jours. Pour les plus grands, Il existe certains villages de vacances ou maisons familiales, ouverts à tous, qui sont créés avec un projet d'accueil d'enfants handicapés en famille et proposent parfois des services adaptés. Ces centres peuvent aussi favoriser une intégration basée sur une réelle convivialité. L'association dispose d’informations utiles

 

Au-delà des soins et de son éducation, l'épanouissement de l'enfant est favorisé par les activités de loisirs. Elles concourent à développer sa socialisation, sa communication, son intégration dans un groupe... Un enfant Prader-Willi garde des aptitudes pour le sport et pour bien d’autres loisirs comme la musique.

.

 

4    Lieux d’éducation

4.1         Des modes de garde et d'éveil

La mise à l’écart d’une activité professionnelle ne doit pas être prise sans avoir étudié toutes les conséquences. Le sentiment de sacrifice dans ce cas peut perturber la famille.

 

Plusieurs possibilités s'offrent à vous pour obtenir des renseignements sur les modes de garde et d'éveil disponibles dans votre commune pour votre enfant. Cette démarche ne doit pas tarder puisqu’il existe des contraintes de places et donc, des délais parfois longs.

 

La mairie doit être contactée en priorité afin d'obtenir des informations sur les structures pour la petite enfance proches de votre domicile et de vous informer des démarches à effectuer pour s'y inscrire.

 

Le service de protection maternelle et infantile (PMI) de votre département peut vous donner des renseignements plus approfondis sur les modes de gardes disponibles pour accueillir votre enfant

 

Des associations de parents travaillent avec des structures pour la petite enfance afin d'y améliorer l'accueil de très jeunes enfants handicapés. Certaines ont créé aussi des structures innovantes spécialement adaptées aux jeunes enfants handicapés mentaux.

4.2          Les structures d’accueil

 Les crèches (0-3 ans) peuvent accueillir votre enfant pendant la journée. Selon son degré de handicap et vos attentes, vous pourrez choisir entre une crèche collective, une crèche familiale, une crèche parentale ou une mini-crèche. L'accueil dans une crèche est possible si l'un des deux parents travaille et si l'enfant est confié à la structure, à temps plein ou partiel, de façon régulière. Certaines crèches peuvent accueillir, sur dérogation, votre enfant jusqu'à 4 ans.

 

Les haltes-garderies (3 mois-5 ans) proposent un accueil très souple (de quelques heures à un maximum de trois demi-journées par semaine). Les parents qui ne travaillent pas peuvent en bénéficier. L'accueil d'un enfant Prader-Willi est possible sous certaines conditions.

 

Les jardins d’enfants (2-6 ans) constituent une solution d'accueil occasionnel supplémentaire pour les enfants Prader-Willi. Des activités d'éveil et de loisirs y sont proposées de manière individuelle ou collective. Les parents peuvent demander la mise en place d'un projet éducatif spécifique.

 

Les centres de loisirs (4-6 ans) accueillent des enfants les mercredis et pendant les vacances. L'accueil d'enfants Prader-Willi doit se faire avec des garanties comme la mise en place d'un accompagnement plus individualisé et, bien sûr, une adhésion des animateurs.

 

Ici, l’école n’est pas identifiée comme une structure d’accueil. Le syndrome de Prader-Willi n’est généralement pas un frein à la scolarisation en maternelle.

4.3         Le recours aux assistantes maternelles

 Pour trouver une assistante maternelle, il faut contacter en priorité le service de PMI de votre secteur. Dans les grandes villes, une antenne "handicap - petite enfance" peut exister. Sinon, l'infirmière puéricultrice de la PMI sera la mieux placée pour vous donner des adresses d'assistantes maternelles déjà sensibilisées au handicap.

 

Attention ! Même si une assistante maternelle est volontaire pour garder votre enfant, rencontrez-la plusieurs fois avant les premières gardes, pour bien préparer cet accueil et éviter ainsi qu'elle ne revienne sur sa décision quelques jours après, en raison d'un manque d'informations ou d'une incompréhension.

 

Il existe également des structures non conventionnelles pour garder un enfant, les structures « pilotes » ou innovantes mixtes (enfants valides et handicapés), les services de baby-sitting, les lieux d’accueil parents-enfants, les ludothèques…. Dans le cas d’un enfant Prader-Willi, les contraintes restent faibles.

 

4.4         Les lieux d’éducation et d’accompagnement adaptés si besoin

 Pour information, sans que cette prise en charge semble nécessaire pour un enfant Prader-Willi, voici quelques exemples de structures "lourdes".

 

Les pouponnières à caractère sanitaire accueillent des enfants gravement handicapés, jusqu'à 3 ans, c'est-à-dire ceux dont l'état de santé nécessite des soins médicaux que les parents ne peuvent donner seuls à domicile. Les puéricultrices et les éducatrices de la pouponnière gardent les enfants jour et nuit. L'équipe est renforcée par un psychologue et, suivant les besoins, par du personnel spécialisé. Les enfants sont orientés sur proposition médicale avec prise en charge par la Sécurité sociale.

 

Les hôpitaux de jour relèvent du secteur psychiatrique et s'adressent aux enfants qui, dès l'âge de 2 ans, ont présenté, au cours de leurs premières années de vie, des troubles neurologiques, des problèmes génétiques... associés à des troubles de la personnalité ou du comportement (psychose, autisme, névrose...). L'équipe en place, en plus d'assurer des soins et de la rééducation, est chargée de développer des actions favorisant l'éveil et le développement de la personnalité de l'enfant Dans certains cas, une scolarisation à temps partiel dans une école maternelle pourra être envisagée.

4.5         L’école maternelle

L'entrée à l'école maternelle est une étape importante, pour les parents comme pour l'enfant. La rentrée doit-être préparée à l'avance. Rencontrez le directeur de l'école dès le mois de janvier pour une entrée en septembre. Plusieurs rencontres sont souvent nécessaires pour que l’enfant puisse trouver, à son arrivée, un environnement scolaire volontaire et motivé. Il doit surtout être porteur d’un projet éducatif personnalisé en fonction des difficultés de l’enfant.

 

 Il sera nécessaire de présenter votre enfant (ses capacités, ses centres d'intérêts, etc.) avant d'indiquer ses difficultés principales nécessitant l’éventuel  mise en place d'un accompagnement adapté.

 

Le projet pédagogique doit s’ouvrir éventuellement à des professionnels connaissant bien l’enfant et en mesure de rassurer l’équipe enseignante.

 

Si l'accueil semble possible, l'école contactera une commission (la MDPH) qui examinera la situation, statuera sur les accompagnements et les aménagements proposés. C'est la MDPH qui ouvre le droit à un certain nombre de services d'accompagnement.

 

Si le projet est accepté et si les " accompagnants " nécessaires sont disponibles, l'accueil pourra se faire et une réunion de l'équipe éducative, au cours de laquelle vous devez être présent, se mettra en place pour établir le projet d'intégration individualisé de votre enfant. Une personne désignée comme enseignant référant par la MDPH est en charge de l’animation de la relation parents-école.

4.6         L’aide parfois nécessaire

  Parfois, la présence d'une tierce personne à temps plein ou partiel auprès de votre enfant peut s'avérer nécessaire. Suivant ses besoins, différents " accompagnateurs " (éducateurs, aides-éducateurs, auxiliaires de vie scolaire...) peuvent assurer cet accompagnement individuel dans la classe pour l'aider à réaliser certaines activités ou gestes qu'il ne peut faire seul.

 

Un accompagnement adapté, c'est aussi aménager l'emploi du temps de votre enfant pour qu'il bénéficie de rééducations spécialisées et/ou de soins. La concertation entre tous les acteurs (équipe enseignante, rééducative et soignante) intervenant auprès de lui est indispensable. C'est grâce à cela que va être élaboré un projet personnalisé pour votre enfant : c'est son projet d'intégration individualisé !

 

Essayez d'envisager tous les accompagnements dont pourrait avoir besoin votre enfant. Les aides techniques (mise à disposition de matériel pédagogique adapté, aménagement des locaux, etc.) ne doivent pas être oubliées !

 

 

5    Les services de socialisation

5.1         Les équipes pluridisciplinaires

Quel que soit le lieu d'activité de l'enfant, des professionnels ou des services spécialisés peuvent lui apporter un soutien sur le plan éducatif, psychologique, médical et paramédical pour l'aider à se développer, à communiquer et à comprendre ainsi qu’à participer à la vie d'un groupe tout en développant son autonomie. Quelquefois, une aide technique pourra aussi s'avérer utile pour l'aider dans ses gestes quotidiens, ses déplacements, l'aménagement de son environnement.

5.2          Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP)

 Le CAMSP est un établissement de prévention et de soins pour les enfants âgés de 0 à 6 ans atteints d'un handicap mental, moteur ou sensoriel. Son équipe (médecins, paramédicaux, professionnels des secteurs social et éducatif) va conduire l'enfant au maximum de ses potentialités. Une aide à l'adaptation sociale et éducative des enfants dans leurs lieux de vie (halte-garderie, crèche, maternelle...) est aussi procurée.

5.3         Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD)

Le SESSAD, proche d'un CAMSP, ne se limite pas au suivi des enfants de moins de six ans. Il intervient davantage sur le plan éducatif. L'équipe agit directement dans les lieux dévie de l'enfant (domicile, crèche, école maternelle...).Très vite, va s'élaborer, pour l'enfant, un projet individuel précisant les objectifs et les actions des divers intervenants. C'est la MDPH qui oriente un enfant vers un SESSAD.

5.4         Centre médico psycho-pédagogique

Le CMPP accueille des enfants présentant des difficultés scolaires, des troubles psychomoteurs ou des troubles du comportement. L'équipe réalise un diagnostic et met en œuvre une action éducative et thérapeutique. Les interventions s'effectuent exclusivement sous la forme de consultations (quelques heures par semaine), le but étant de maintenir l'enfant dans son cadre de vie (famille, école...).

 

 

 

5.5         Les professionnels travaillant en libéral (hors structure)

Les médecins :

 

·    Pédiatre : diagnostique et traite les maladies et autres problèmes de santé chez les enfants.

·    Psychiatre : médecin spécialisé dans le traitement des troubles psychiques.

·    Pédopsychiatre : pédiatre spécialisé dans la psychiatrie infantile.

·    Obstétricien-gynécologue : assure le suivi de la grossesse et effectue les accouchements.

·    Médecin de rééducation fonctionnelle : installe un appareillage et coordonne la rééducation.

 

Les para-médicaux :

 

·    Psychologue : résout des problèmes d'ordre comportemental, émotionnel, psychique.

·    Psychomotricien : agit sur les fonctions psychomotrices pour résoudre des difficultés psychiques, mentales ou comportementales.

·    Orthophoniste : agit pour remédier aux difficultés de langage et d'écriture.

·    Orthoptiste : traite, par une rééducation adaptée, les troubles de la vue.

·    Ergothérapeute : s'occupe de la rééducation des fonctions motrices et de la réinsertion dans l'environnement 

 

Les travailleurs socio-éducatifs

 

·    Instituteur spécialisé : instituteur doté d'une spécialisation pour enseigner à des enfants handicapés.

·    Éducateur de jeunes enfants : contribue à l'éveil des enfants âgés de 0 à 7 ans pour acquérir la socialisation nécessaire à une future scolarisation.

·    Éducateur spécialisé : concourt à l'éducation des enfants handicapés et intervient dans le champ du social du scolaire, de la santé

·    Moniteur-éducateur : aide, au quotidien, à développer l'autonomie des enfants handicapés.

·    Aide médico-psychologique : procure, au quotidien, un accompagnement individualisé aux enfants ayant un handicap important

·    Auxiliaire de vie scolaire / Aide éducateur : accompagne les enfants handicapés pendant les heures de classe.

·    Assistant social : agit avec les personnes pour améliorer leurs conditions de vie.

5.6         Les établissements de l'éducation spéciale

Les établissements de l'éducation spéciale assurent l'éducation générale et mettent en oeuvre des pratiques adaptées aux possibilités intellectuelles de chaque enfant. Ils dispensent, également, une scolarité élémentaire selon les aptitudes de chacun. Dans ces établissements, chaque enfant a son projet individuel. C'est une équipe pluridisciplinaire qui agit pour satisfaire l'ensemble des besoins de l'enfant ! La tendance actuelle est de multiplier les échanges entre les établissements de l'éducation spéciale et les établissements scolaires classiques. On dénombre :

·    Les instituts médico-éducatifs (IME) accueillent les enfants atteints de déficiences mentales.

·    Les instituts de rééducation (IR) accueillent les enfants souffrant de troubles de la conduite et du comportement.

·    Les établissements pour enfants polyhandicapés accueillent les enfants qui présentent des handicaps à la fois mentaux et sensoriels et/ou moteurs.

L’orientation vers ces derniers types d’établissement relève d’une décision de la commission MDPH. La prise en charge est assurée par la sécurité sociale.

 

Les cas d'enfants Prader-Willi dans la tranche d'âge 0-6 ans sont rarement concernés par cette prise en charge.



6     Evaluation et orientation

6.1         Rôle des commissions de l’éducation spéciale (Commissions MDPH)

A divers moments de la vie d 'un enfant handicapé, un passage devant la commission départementale de l'éducation spéciale (Commission MDPH) est nécessaire. Elle est compétente pour reconnaître le niveau de handicap et attribuer des allocations pour pallier le surcoût provoqué par la mise en place d'une solution éducative particulière.

 

De plus, après une évaluation des besoins de l'enfant les membres de la MDPH  vont statuer sur une proposition d'orientation. Cette proposition peut être, par exemple, une prise en charge par un SESSAD, un projet d'intégration dans une école ordinaire avec un accompagnement un projet d'accueil dans un établissement de l'éducation spéciale. Si l'orientation proposée n'entraîne pas de dépenses autres que celles prévues pour une scolarité normale, le dossier de votre enfant sera confié à la commission de circonscription pour l'enseignement préscolaire et élémentaire (enseignant référent MDPH).

 

Une décision de la MDPH peut toujours être contestée. Aucune décision ne doit être prise sans votre participation. La MDPH peut être utile dès la naissance si le diagnostic est constaté ou prévisible. Toutes les décisions sont prises pour une durée limitée et revues en fonction de l’évolution de l’enfant.

6.2          Les aides pour anticiper et comprendre les propositions d’orientation

 Pour comprendre les décisions d'orientation que l'on va vous proposer pour votre enfant ou, surtout, pour conforter votre choix pour telle ou telle solution, les associations, certains services spécialisés, certains professionnels peuvent vous éclairer et vous soutenir.

 

 

L'association de parents est sans doute la mieux placée pour vous soutenir. Des membres d'associations représentatives de personnes handicapées siègent au sein des commissions MDPH. Leur rôle est de défendre des dossiers et d'apporter leurs compétences techniques comme leurs connaissances du handicap mental lorsque cela est nécessaire. N'hésitez pas à les contacter.

6.3         Pour vous conseiller une école, un service spécialisé ou un établissement…

Les Associations de parents sont, pour une grande partie d'entre elles, gestionnaires d'établissements ou de services spécialisés et ont des liens très étroits avec des structures publiques (structures pour la petite enfance spécialisées ou non, écoles maternelles, classes adaptées...). Elles connaissent l'ensemble des possibilités d'accueil offertes dans leur département : projet d'éducation de chaque structure, places disponibles, projets de création de structure...

 

Le service de protection maternelle et infantile  (PMI) connaît le réseau de la petite enfance du département et celui plus sensibilisé au handicap. Il travaille en réseau et entretient des relations privilégiées avec les professionnels de la petite enfance et avec les partenaires de l'intégration.

 

Les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP), en plus d'assurer l'orientation des enfants vers des structures de soins spécialisés, pourront vous donner des renseignements très précieux, par l'intermédiaire de l'assistance sociale, sur les écoles maternelles et les autres structures d'accueil pour la petite enfance.  

6.4         Les orientations ultérieures

Le SESSAD est sans doute le service le plus approprié pour répondre à cette demande. L'équipe du SESSAD vous suggérera, à un instant donné, la solution d'accueil et d'éducation la plus adaptée pour votre enfant et vous soutiendra pour qu'il puisse en bénéficier.

 

Votre enfant a droit, dès son plus jeune âge, à un accueil, à une éducation et à une scolarisation de proximité, adaptés à ses possibilités, avec l'accompagnement indispensable à son évolution, dans le but d'accéder à une autonomie et une intégration sociale les plus importantes possibles. Son handicap appelle des prises en charge qui peuvent être mises en place, selon les cas, soit dans le milieu ordinaire, soit dans le milieu spécialisé. Il ne s'agit pas de privilégier l'un ou l'autre, mais d'apporter une réponse adaptée aux besoins de votre enfant

 

C'est une prise en charge globale définie dans le cadre d'un projet individuel qui doit lui être apportée. Ce projet individuel doit englober les dimensions éducatives, thérapeutiques et de soins ; il doit fixer le rôle de chacun, le vôtre y compris, et la complémentarité des interventions ; il doit préciser certaines mesures particulières qui doivent être mises en œuvre quelle que soit la structure où est accueilli votre enfant.

 

Néanmoins, il faut inciter le développement des échanges entre ces deux milieux, pour au moins deux raisons : d'une part, pour que votre enfant puisse conserver un lien social avec ses camarades et, d'autre part, pour que votre enfant puisse bénéficier, quel que soit son lieu d'éducation, des apports de la pédagogie individualisée pratiquée en établissement spécialisé.



7    Les droits et devoirs

7.1         Les règles

Vous et votre enfant avez des droits ! Il est important que vous les connaissiez et que vous les fassiez valoir.

 

Pour votre enfant, l’accès à tous les aspects de la vie sociale (éducation, scolarisation, intégration sociale, soins, temps libre, etc) peut devenir difficile pour diverses raisons. La principale raison restant la méconnaissance du syndrome Prader Willi et la crainte des interlocuteurs de prendre des risques ou de faire prendre des risques.

7.2          Les lois

Des lois relatives à l'éducation et à la scolarité : L'obligation scolaire s'impose à tous les enfants, y compris aux enfants handicapés. Les enfants doivent donc recevoir soit une éducation dans l'école ordinaire, avec un soutien si nécessaire, soit une éducation dans un établissement spécialisé si le degré du handicap de l'enfant ne lui permet pas d'être accueilli à l'école ordinaire dans de bonnes conditions.

 

Des lois réglementant le fonctionnement des institutions spécialisées accueillant des enfants handicapés : Des textes précisent les objectifs qui doivent être poursuivis lors d'une prise en charge d'un enfant accueilli dans les établissements et les services spécialisés. Ces textes décrivent également la façon dont vous devez être associés lors de l'élaboration du projet pédagogique, éducatif et thérapeutique de votre enfant, comme lors de son suivi régulier et de son évaluation.

 

Des lois en faveur de l'intégration des enfants handicapés : La prévention et le dépistage des handicaps, les soins, l'éducation..., la garantie d'un minimum de ressources, l'intégration sociale, l'accès aux loisirs constituent une obligation nationale en faveur des jeunes enfants handicapés.

 

Des lois relatives à la protection des enfants en raison de leur santé ou de leur handicap : Des conduites discriminatoires consécutives au refus d'un droit ou d'un service à un enfant handicapé et à sa famille sont passibles de sanctions. Si vous et votre enfant êtes victimes d'une telle discrimination, une association, après votre accord, peut vous défendre et se porter partie civile devant un tribunal. Les associations de l'UNAPEI sont en mesure de vous informer sur vos droits, de vous fournir directement ou indirectement les conseils juridiques nécessaires pour les faire valoir et vous aider dans vos démarches.

7.3         Conclusion

Toutes ces lois doivent vous permettre de rester décideurs :

 

·    Vous avez la priorité dans le choix d'une orientation, d'une prise en charge, d'un établissement

·    Vous avez toujours la possibilité de contester une décision.

·    Vous avez le devoir de participer aux réunions des équipes éducatives.

·    Vous avez le devoir de participer à l'élaboration du projet individuel éducatif et thérapeutique de votre enfant.

·    Vous avez souvent la possibilité d'être accompagnés par une personne de votre choix lorsque des décisions doivent être prises par tel ou tel organisme décisionnaire.

·    Vous pouvez, quand vous le souhaitez, demander à ce que le projet, l'orientation, et certaines prises en charges soient modifiés, si vous estimez que cela ne correspond plus aux besoins de votre enfant.

 

L'association Prader Willi France est à votre disposition pour vous aider dans vos démarches.


 

8    Allocations et ressources

8.1         Projet de compensation

 L’allocation d’éducation spéciale (AES) : Dès la naissance de votre enfant, vous pouvez, sous certaines conditions, percevoir l'allocation d'éducation spéciale. Celle-ci peut vous permettre de compenser partiellement des dépenses parfois importantes résultant de l'éducation de votre enfant. Elle est versée mensuellement par la caisse d'allocations familiales (CAF) sur décision de la MDPH. le formulaire de demande d'AES peut être retiré auprès de la CAF de votre domicile. Elle transmet le dossier à la MDPH qui prend la dérision d'attribuer, ou non, l'AES.

8.2         Les compléments d’allocation

Il existe une série de compléments d'AES selon votre situation personnelle, n'hésitez pas à les réclamer.

 

Les prestations  familiales : Les prestations familiales sont multiples : allocation pour jeune enfant, allocation de présence parentale, allocation parentale d'éducation, allocation de garde d'enfant à domicile, aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle, allocations familiales, complément familial, allocation de rentrée scolaire, allocation de parent isolé, allocation de soutien familial. les prestations familiales sont versées à la personne qui assume la charge effective et constante de l'enfant et cette personne doit résider en France. les allocations sont dues, en principe, jusqu'à la fin de l'âge scolaire.

 

Les aides pour le transport : La MDPH peut également, dans certaines conditions, établir un certificat médical permettant à un enfant intégré en classe ordinaire de bénéficier d'un transport spécialisé financé par le Conseil général.


 

9    Soutien des parents

9.1         Aides pour accepter le handicap

Pour vous aider à surmonter vos difficultés quotidiennes, vous rassurer sur vos propres pratiques éducatives..., des associations et des équipes de professionnels peuvent vous être d'un grand secours.

9.2         Réaliser que vous n'êtes pas seuls

Une rencontre avec des parents connaissant ou ayant connu votre situation ne va pas rendre vos sentiments moins douloureux. Mais en comprenant mieux vos émotions, et ce qui vous arrive, vous connaîtrez plus facilement les besoins de votre enfant et serez davantage à même de l'aider. C'est aussi un moyen de reconstruire un équilibre dans la famille, une solution pour réapprendre à partager vos difficultés, vos réussites, vos réflexions.

9.3         Répondre à vos préoccupations quotidiennes

Les professionnels des CAMSP et des SESSAD, ou d'autres travaillant en libéral, pourront aussi vous soutenir dans votre prise de conscience progressive des conséquences du handicap.

 

Un soutien psychologique est parfois nécessaire lors de la séparation avec votre enfant au moment où il doit entrer dans une structure de garde ou dans un établissement éducatif (comme l’école) …

 

Le personnel des services de protection maternelle et infantile (PMI), des CAMSP ou des SESSAD peut vous accompagner vers les lieux d'éducation ou de soins tout en favorisant des rencontres.

 

Des réunions ou des ateliers organisés par certaines associations peuvent vous apporter des conseils sur de nombreux sujets : alimentation, sommeil, communication, relations au sein de la famille, etc. Bon nombre d'associations mettent aussi à votre disposition un fichier de professionnels (médecins, dentistes, diététiciens, coiffeurs, etc.) avec lesquels elles ont l'habitude de fonctionner.

9.4          Accompagner le développement de l’enfant

Les CAMSP et les SESSAD sont aussi là pour vous épauler et vous guider dans vos pratiques quotidiennes à domicile.

 

N'oubliez pas votre médecin. Il vous parlera des besoins particuliers de votre enfant : les soins, la rééducation, les gestes du quotidien  (repas, toilette...). Les CAMSP, les SESSAD, ou certains professionnels travaillant en libéral, vous montreront ce que vous ne voyez pas ! Un regard expérimenté est essentiel pour élever un enfant dont les progrès sont plus lents et difficiles à percevoir. Ces professionnels vous aideront aussi à assurer, chez vous, la continuité de la prise en charge qui est mise en œuvre dans un service et/ou une structure spécialisée

9.5         Association Prader Willi France

 L’association Prader-Willi France a pour vocation d’aider les familles à résoudre ce qu’elle ne peuvent pas surmonter seul ! Dans la recherche et l’identification de professionnels compétents et de prises en charges adaptées en particulier !

 

Rien n’oblige à faire partie d’une association de parents d'enfants handicapés, mais il faut savoir que la vocation de ces associations est de trouver des solutions à l’enfant et à la famille.


 

10Les sigles à connaître




AES
: L'Allocation d'Éducation Spéciale est destinée à compenser les dépenses supplémentaires qu'occasionne l'éducation d'un enfant handicapé (de 0 à 20 ans). A cette allocation peuvent s'ajouter six compléments, selon la fréquence de l'aide à apporter à l'enfant et le degré de gravité de son handicap.

 

CAMSP : Le Centre d'Action Médico-Sociale Précoce est un établissement qui a pour objet le dépistage et le traitement des enfants de moins de 6 ans atteints d'un handicap en vue d'une adaptation sociale et éducative dans leur milieu de vie et avec la participation de celui-ci. Il exerce des actions préventives spécialisées, et mène une action de conseile et de soutien des familles dans les soins et l'éducation spécialisée requis par l'état de l'enfant

 

CCAS : Le Centre Communal d'Action Sociale reçoit toutes les demandes d'aide sociale et transmet ensuite les dossiers à la Commission d'Admission à l'Aide Sociale. Il met en œuvre la politique sociale de la commune et peut créer et développer les services les plus variés : crèches, haltes-garderies, services d'aide à domicile... Adressez-vous à votre mairie.

 

CGPE : La Commission de Circonscription Préscolaire et Élémentaire agit par délégation de la CDES pour orienter en milieu scolaire ordinaire et en classes spécialisées du système éducatif. Elle peut être saisie par les parents, notamment, qui peuvent déposer un dossier auprès de son secrétariat.

 

CDES : Remplacée maintenant par la MDPH. La Commission Départementale de l'Éducation Spéciale

 

CLASSES SPECIALES  :  Les classes spéciales accueillent des enfants atteints d'un handicap mental. Orientés dans ces classes par les CDES, les enfants y reçoivent un enseignement pédagogique adapté à leur déficience.

 

CLIS : Les Classes d'Intégration Scolaire constituent une forme parmi d'autres d'intégration scolaire. Il s'agit d'un groupe d'enfants présentant généralement le même handicap, accueilli avec leur instituteur spécialisé dans un établissement de l'Éducation Nationale.

 

CMPP : Le Centre Médico-Psychologique réalise un diagnostic et met en œuvre une action éducative et thérapeutique pour les enfants handicapés dont l'inadaptation est plutôt liée à des troubles neuro-psychiques ou à des troubles du comportement.

 

IMP/IME : L'Institut Médico-Pédagogique ou Éducatif accueille des enfants handicapés le plus souvent à partir de 6 ans, parfois dès 3 ans. les IMP ont pour mission d'assurer l'éducation générale et pratique la plus adaptée à chacun.

 

MDPH: La maison départementale des personnes handicapées gère les projets des enfants de la naissance à 20 ans. C'est elle qui reconnaît le handicap de l'enfant, lui attribue un taux d'invalidité et une carte d'invalidité. Elle décide de l'attribution de l'AES et de ses compléments. Elle est compétente pour orienter les enfants en matière d'éducation spéciale.

 

SESSAD : Le Service d'Éducation Spéciale et de Soins A Domicile est un service destiné à apporter aux familles conseils et accompagnement, à approfondir les diagnostics ou à favoriser l'intégration scolaire et l'acquisition de l'autonomie. les SESSAD interviennent pour partie au domicile des familles, en collaboration avec elles. l'âge des enfants pris en charge varie selon les services, mais est compris entre 0 et 20 ans.

 

Des liens utiles

 

www.prader-willi.fr : L'association sur la maladie Prader-Willi

 

www.unapei.org : Liste plus complète de sigles avec leurs définitions (rubrique lexique) ; adresse des associations proches de chez vous (rubrique France des associations).

 

www.caf.fr : L'ensemble des allocations familiales.

 

www.service-public.fr (rubrique handicapés) et/ou www.handroit.com : vos droits et les différentes lois relatives au handicap